mardi 5 janvier 2016

La privation de lecture

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J'ai décidé ce matin, à 6h40, que c'était maintenant.

J'entame depuis cette heure ma semaine de privation de lecture et croyez-le ou non : ça va pas du tout !!!

L'idée d'un tel calvaire se trouve dans ce petit bouquin formidable. Celles qui ne connaissent pas, comment vous dire : foncez !

Je me suis engagée plusieurs fois à faire les exercices de ce livre, et la première, j'ai honte et je l'avoue, je les ai fait en sautant la semaine de privation de lecture.
J'ai triché quoi.
Mais clairement je ne pouvais pas.

J'ai recommencé plusieurs fois et stoppé net à chaque fois au chapitre "Semaine 4", à la page 156.
Non. Non non et non. Je ne peux décemment pas me passer de lecture pendant une semaine.

Loin de moi l'idée de caprice, ou de me vanter de lire beaucoup, tout ça tout ça.
Ce que je veux dire est beaucoup plus fort et bien plus douloureux que je n'aurais pensé. Que représente réellement pour moi la lecture ? Hormis le plaisir la connaissance le développement la culture, que cache ma frénésie de livres ? J'en termine un j'en commence un autre, voire j'en ai souvent plusieurs d'un style différent, entamés, en attente.

J'ai recommencé encore il y a deux mois la lecture de ce livre et me suis une nouvelle fois engagée à les faire, ces douze semaines d'exercices.
Arrivée à la semaine 4, le livre est resté posé sur la commode, depuis un petit mois maintenant, parce que je suis fatiguée, que ce n'est pas le moment idéal, que je lis un livre emprunté à la bibliothèque et qu'il me faudra le rendre dans les délais, parce que je lis un livre fabuleux et c'est promis, quand il est terminé, je me lance.

Nous y sommes.

Ce matin, donc 6h40;
Je raconte dans mes pages du matin que bon, j'attends, j'attends, je bloque et décide d'un coup finalement qu'il n'y aura pas de moment idéal.
C'est maintenant.

Je suis partie travailler ce matin le coeur lourd avec cette sensation de m'infliger réellement des souffrances inutiles.
J'en ai parlé au petit-déjeuner, mon mari m'a dit "t'es folle, mon petit gars lui, a dit : "tu vas pouvoir écrire alors !"
J'ai décidé de le faire, je vais le faire.

J'ai confiance dans ce qui m'attend au détour de ces heures sans lire, oui.
Ecrire, c'est sûr.
Et des tas d'autres choses (tricoter, coudre, dessiner, cuisiner, regarder des films, ranger, prendre des bains, dormir tôt, roh làlà, sans mes livres je ne sais rien faire !)

En attendant, je me suis jetée sur un pain au chocolat du goûter des enfants, ai tendu la main souvent vers un livre, quelques lignes auxquelles je pense et que je veux retrouver, et j'ai dû renoncer, avec tristesse.

Ces quelques heures déjà, privée de ce qui m'est si cher, ont fait basculer le socle de presque toute mon existence.
Je me sens mal. Je n'avais jamais pris conscience de cette addiction .
Je me demande pourquoi sans cesse pourquoi je m'infliges ça.

Mais j'ai ma petite idée !

A suivre ...

jeudi 31 décembre 2015

Un regard différent

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2015 s'éteint ce soir.

Je ne suis pas douée pour les bilans mais une chose me rend heureuse quand je repense à 2015 , c'est cette sensation d'avoir appris, vraiment, à ouvrir mes yeux tous grands .

Ce plaisir que je découvre à sortir du chemin chaque matin ou presque, et à oser la prendre cette petite route de côté, pour venir capturer la beauté inouïe, chaque matin différente et sans cesse renouvelée de ce paysage .

Les montagnes, que je pensais détester, et qui attirent mon regard désormais. Le plaisir que j'ai chaque jour à imaginer les rayons du soleil, la lumière en fonction de l'heure et de la température.

Ma capacité a être inondée de joie à chaque fois que l'image s'impose à moi.

La beauté des sommets, leur tracé, leurs ombre.
Le ciel, bleu, blanc, vif, jaune, rose, parsemé de ces nuages jamais les mêmes
Les arbres selon la saison, nus, pleins, dansants.
La gelée, en ce moment, manteau blanc sur les champs plats et silencieux.

Le détour qui maintenant que j'ose, ne me prend pas tant que ça de temps.

Les matins, où perdue dans le brouillard de ma campagne, je grimpe la route torsadée cinq minutes à peine et se révèle à moi une immensité superbe et j'en oublie tout tout tout le reste.

Les photos que je prends en pensant à ma mère qui en fait de si belles, et le sourire que ça me colle sur le visage de penser à ce lien spécial, nous deux qui avons tant de mal à nous comprendre.

Le bonheur simple mais intense qui s'est imposé cette année, LEVER LES YEUX AU CIEL OUI !

Mes chères tendres, bonne année 2016 à venir et belle révérence à 2015...

vendredi 18 décembre 2015

La beauté

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La beauté est subjective.

Longtemps, je n'ai pas su regarder autour de moi, bien trop occupée à me replier sur moi, me donner le temps de me rouler en boule et de soigner mes plaies intérieures.

Ce n'est pas fini. Ca ne se termine jamais, les blessures s'apaisent mais ne s'effacent pas.

Mais il est un moment où le regard peut choisir un jour de se risquer sur la folle beauté du monde. Je dis "folle" car je suis épatée par la grâce infinie que la terre nous offre si on veut bien apprendre à la capter.

Sous toute l'horreur de ce que le monde couve , survivent chaque jour, chaque nuit, chaque petit matin gelé , chaque rayon de lumière, nos respirations, nos palpitations, nos rêves.

A chacun la liberté de vibrer pour ce qu'il veut.

Ce qui compte, c'est vibrer.

Mille baisers pailletés mes belles âmes visiteuses.

Nb : un vrai bonheur toutes vos visites sur mes chroniques quotidiennes. J'adore cette idée d'écrire tous les jours ce qui a illuminé ma journée!

lundi 14 décembre 2015

Oh la la, ça remarche !

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Par ici, par ici, ça remarche, ça refonctionne !

Le voilà, je l'espère définitivement, mon nouveau chouchou, mon nouveau bébé :

Mes www.chroniquesquotiennes.com , je laisse qui veut aller y faire un tour !

Gros baisers !

dimanche 13 décembre 2015

Petite magie de mon coeur

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Bon, tout d'abord, mon nouveau blog chéri est en maintenance, bricolé, réparé, recassé tous les jours par mon homme qui va, je le sais, trouver très vite une solution. Là donc, je m'empresserais de vous le dire et de vous redonner l'adresse ! Merci de vos mots encourageants à ce sujet d'ailleurs.

Ensuite, je crois qu'il est très clair que décembre et moi, hum, on est moyennement copains.
J'adore pourtant ce joli 1er décembre qui annonce les lumières, le sapin, les week-end à la maison, l'impatience des enfants, les paquets à emballer, la perspective qui me réjouit toujours autant de les voir déballer leurs cadeaux...

Bref, avant tout ça, souvent en décembre, le quotidien me rattrape, les petits nez qui coulent contaminent le mien et ce qui se soigne assez bien chez les enfants finit en véritablement extinction de voix chez moi.
Depuis dix jours, une petite fille qui peine à guérir, un papa en vadrouille, et moi, maman qui soigne et amène chez le docteur et administre un à un et consciencieusement les médicaments prescrits, et embrasse et câline et rassure et peine à voir le bout de ces jours fatigués.
L'inquiétude qui se rajoute à la fatigue. La patience qui cède au ras-le-bol.

Depuis dix jours les week-end à la maison ne sont pas drôles. Il n'y a rien énergie, ni envie, ni appétit. Tout juste l'envie de boire un thé et de retourner sous la couette attendre que nos corps vaincus se reposent.

Je me sens chaque fois en décembre, rattrapée par le froid cinglant, la nuit infinie, le défi des petites maladies qui me semble tellement insurmontable. Je sais, je sais, il y a tellement plus grave...Enfin, je m'en convaincs, mais je l'avoue, je peine.
Je voudrais juste une fois passer Noël dans la lumière, le plaisir et l'attente. Préparer un repas chaud et une bûche fabuleuse ( j'ai trouvé une recette de folie). Mettre une jolie robe et des collants qui brillent, de jolies chaussures, du vernis, du parfum.. Noël...

Au lieu de finir comme chaque fois ou presque en pyjama dans le canapé, le sourire usé et crispé sur mes joyeux lutins déballant leurs cadeaux, dévastée de n'offrir de magie qu'à mon imagination.

S'il te plaît, petite magie de mon coeur, s'il te plaît, laisse moi savourer un Noël enchanté..On en a tant besoin en cette fin d'année. Je voudrais, c'est très simple : de l'amour, une bougie, un collier, des sourires, voir les miens et rire un peu avec eux.

mercredi 9 décembre 2015

Entre mère et ciel

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Il y a ce je ne sais quoi de compliqué quand tu n'es pas là.

Il fait plus froid, la nuit est plus noire, les bruits plus présents.
Les jours sont plus longs, les enfants malades, mon coeur barbouillé.
L'eau chaude n'est plus chaude et dehors, tout est gris.

Ce n'est rien, tu sais, ce n'est pas grand chose.

J'ai mis sur le lit une couverture supplémentaire, et je prendrais ma douche demain.
Les antibios sont au frigo, la pluie tombe mais tous les trois, on est au chaud. Le feu ne brûle pas sans toi, alors j'ai monté le chauffage. On lit des livres, ils jouent ensemble et se disputent un peu quand même.

Tout à l'heure, on ira chercher les médicaments qui manquent.
Je chaufferais l'eau pour le thé et dirais non une fois encore pour un dessin-animé.
On découpera des images dans les vieux magazines, on regardera clignoter les lumières dans le soir, en écoutant Schubert, on fera les devoirs. Ils râleront quand la fatigue tombera.

Avant de me coucher, je me ferais un bol de soupe, et puis trois fois le tour de la maison.
Je replongerais avec soulagement dans les vastes étendues de Dalva, cachée tout au fond de ma maison-lit, on se téléphonera, tu rentreras bientôt et tout ça, tout ça qui n'est rien, sera oublié.

Tout ça n'est rien que le quotidien.
Un jour comme ça, de fin d'année, toi qui travaille, moi qui marmaille.

Ce jour sans toi me laisse perdue entre mère et ciel.

NB :rien à voir avec ce billet de pluie, mais j'ai envie, justement, de me prouver à moi-même que la magie habite le quotidien trop quotidien.

Pour ça, j'ai eu envie d'ouvrir un nouveau lieu, dans lequel je partage ma vision, mon petit monde, mon léger optimisme quand autour c'est trop lourd, trop dur, trop quotidien.
Rien de transcendant, pas de recette magique, juste une part de bon et de beau dans la continuité linéaire des jours que l'on traverse quelquefois en oubliant de vivre.
J'ose ici avouer, que , si je le fais beaucoup pour moi, je le fais aussi pour vous et que votre présence et vos commentaires, sont inévitablement porteurs et d'un grand secours aussi quelquefois.
Alors, bon, des chroniques quotidiennes sans commentaires quotidiens, hum....je ne m'en sens pas capable ...

Édit 10.12 : bon, sorry pour le site en intendance ce jour. ..ça va vite revenir , je vous tiens au courant.

dimanche 29 novembre 2015

Remèdes du dimanche soir

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Dessin sublime de Saarmanche à suivre sur instagram @saarmanche ou là....

  • regarder un ballet de danse sur youtube
  • mettre du vernis
  • tricoter en écoutant un podcast
  • préparer une soupe chaude
  • mettre des draps propres
  • commencer un livre
  • prendre un petit bain réconfortant
  • faire des listes pour la semaine qui arrive ( courses, billets, idées de recette, films à aller voir)
  • lire l'histoire du soir dans le graaand lit
  • fureter sur Pinterest
  • lister des affirmations ( deux, trois maximum)

nb : à ne surtout pas faire -->

  • lire ses mails
  • regarder Capital
  • se coucher trop tard

Bonne semaine !

mardi 24 novembre 2015

A quelqu'un,

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Je voudrais quelqu'un à qui écrire.
Lettres froissées et mots courbés.
Encre de plume, couleurs fanées.
Coeur déchiré et qui palpite.
Acheter du papier doré , des enveloppes carrées.
Graines , miettes étoilées et fleurs séchées. Rubans.
Je voudrais partager la lumière , le chagrin.
Les papillons , les chatouillis, la vie dedans .
La peur, le brouillard, la fatigue.
Un amoureux, une bonne amie, une sœur.
Une vieille dame imaginaire, emplie de sagesse et de rires qui dirait
Tu écris bien tu es vivante
Attendre une réponse à ces lettres.
Ressentir la morsure de l'absence, la déchirure de la chute , la brisure de la rupture.
Je voudrais quelqu'un à qui écrire.
Ma poésie quotidienne.
Les ciels vibrants, le déshabillage des arbres ,le froid cinglant depuis deux jours.
Quelqu'un à qui dire j'ai froid je t'aime rassure moi
Quelqu'un qui dirait je suis là je t'aime rassure toi.

Texte écrit ce matin sur le tabouret froid de la salle de pause, au boulot. Texte inspiré de cette écoute sublime, sur le trajet aller de ma matinée au bureau. Poésie, désir, amour, et mots.

jeudi 19 novembre 2015

Ce qui réchauffe

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Un foulard autour du cou
Une tasse de thé
Le sourire d'un ou d'une inconnue
Une plongée dans un bon livre
Un escargot en chocolat
Un bain à la lavande
Le ciel du rose du petit soir
Le tricot sur les genoux
Le grand plaid du canapé
La poésie
Une lecture joyeuse
Un boeuf bourguignon maison
Une soirée entre amis
L'attention aux jolies choses
L'espoir
Le petit corps tiède des enfants Les dessins animés
La lumière
Une heure à la librairie
Un compliment
Une lettre reçue
Une idée neuve
Le crissement des feuilles rousses
Le soleil sur la joue
Les cadeaux de Noël
L'inquiétude des aimés
Le vent tiède
Le son des vagues
Une main sur notre épaule
La confiance.

mercredi 18 novembre 2015

Un poème

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Je n'aurais, pour le dire, pas d'autre mots que ceux-là, empruntés à Charlotte Delbo ( écrivaine, résistante, femme de lettres).

Mots qui dérangent, qui secouent, qui remuent, qui font du bien aussi, enfin je trouve, enfin c'est ce qu'ils me font, alors pourquoi pas vous.

Mots trouvés au hasard de mes errances de ces derniers jours sur les réseaux sociaux à chercher quoi...comme vous tous certainement...l'humanité quelque part.
Besoin de sentir que ce qui compte oui, c'est bien cela, faire au moins quelque chose de sa vie.
Un pas. Même juste un tout petit pas vers ce qui nous appelle vraiment. Et le faire maintenant !

Ce matin, pour la première fois depuis les faits, j'ai remis la musique en route.
La vie est là entre mes mains, je ne veux pas la laisser me glisser entre les doigts.
J'écris des textes. Pleins. Sans réfléchir, sans organiser. Je gère la quantité et le reste , je fais confiance..
Je recommence à lire Julia. Semaine 1 check. (J'ai entamé ma nouvelle lecture le 11 novembre dernier, j'ai signé un contrat avec moi-même, j'ai écris que RIEN ne m'empêcherai cette fois-ci de suivre mes douze semaines, alors je m'y tiens).

Je vous embrasse , mes passagères, de l'ombre, du silence et les autres ..qui m'écrivent !

Prière aux vivants pour leur pardonner d’être vivants

Vous qui passez
bien habillés de tous vos muscles
un vêtement qui vous va bien
qui vous va mal
qui vous va à peu près
vous qui passez
animés d’une vie tumultueuse aux artères
et bien collée au squelette
d’un pas alerte sportif lourdaud
rieurs renfrognés, vous êtes beaux
si quelconques
si quelconquement tout le monde
tellement beaux d’être quelconques
diversement
avec cette vie qui vous empêche
de sentir votre buste qui suit la jambe
votre main au chapeau
votre main sur le coeur...
la rotule qui roule doucement au genou
comment vous pardonner d’être vivants...

Vous qui passez
bien habillés de tous vos muscles
comment vous pardonner
ils sont morts tous
Vous passez et vous buvez aux terrasses
vous êtes heureux elle vous aime
mauvaise humeur souci d’argent
comment comment
vous pardonner d’être vivants
comment comment
vous ferez-vous pardonner
par ceux-là qui sont morts
pour que vous passiez
bien habillés de tous vos muscles...
que vous buviez aux terrasses
que vous soyez plus jeunes chaque printemps
je vous en supplie
faites quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d’être habillé de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire,
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie.

mardi 3 novembre 2015

Qui semble perdu

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Deux petites heures toute seule.

Après les rendez-vous de rentrée, les trajets à droite, à gauche, au travail, et les vacances scolaires, cela faisait bien longtemps que ça n'était pas arrivé. Deux petites heures vraiment seule.

J'arrive. J'ouvre les volets restés fermé dans la course matinale. Une petite chenille d'un vert fluorescent incroyable est accrochée sous la poignet de la porte. Je sors l'appareil photo pour capturer sa couleur et me rappelle la géniale photo prise ce matin sur la route du boulot. Une immense barre de nuage plate et quasi immobile, la torpeur mêlée à la beauté, et au final; une image menaçante et troublante.
Tout cela me fait sourire.

J'ai mal partout aujourd'hui, un fond de migraine, le dos en vrac depuis samedi, et là, depuis ce matin, un mal au ventre me tombe dessus. Je suis fatiguée. J'ai froid.

Pourtant, quand je tombe nez à nez avec cette petite chenille, j'ai envie de faire le tour de mon jardin, je lève la tête et constate que la forêt là-haut, en deux jours a déjà changé de visage.

Je pense au sourire tranquille que j'ai eu ce matin, au bureau, en levant les yeux de l'écran, illuminée par la voltige d'un millier de feuilles jaunes, toutes ensemble détachées, envolées, prêtes à quitter le nid, se décrocher de l'arbre usé. C'était beau, et léger , encore plus beau que la danse des feuilles rousses tout juste tombées qui se soulèvent au passage des voitures...

J'ai l'impression d'aimer follement cet automne. J'ai l'impression de rencontrer l'automne.
Le sentiment de sortir d'un étau et de découvrir ses couleurs, ses odeurs, sa tristesse tendre, automne compagnon qui comprend ce qui s'arrête pour moi, qui me promet ce qui est à venir, automne rassurant, tranquille et angélique.

Chaque jour qui passe m'offre une dose d'optimisme, si petite soit-elle quelquefois , le désir de créer est puissant, même si mes rêves sont un peu secoués, et ma rage sous couvert de la musique dans la voiture de plus en plus libératrice.
Chaque jour qui passe me répète ce qui est bon pour moi et que je mérite amplement : la lumière, la musique, les mots justes, une caresse, une tasse ronde et chaude, une feuille tourbillonnante, ma peau douce, l'eau, un baiser, le vent, une pierre à rouler et réchauffer au creux de ma main. Chaque jour apporte son cadeau, sa lueur, son espoir, sa tendresse, sa surprise si je veux bien ouvrir mes mains pour le recevoir.

Tant pis pour ce que je n'ai plus, peut-être au fond, ne l'ai-je jamais eu...peut-être cela reviendra-t-il, sous une forme ou une autre, à un prochain printemps...Peut-être que non. Et ainsi va la vie..

Grâce à la danse des feuilles mortes qui me dévoile sa beauté infinie.

Il y a cette musique là, qui me touche, me libère, me soulage, m'emporte, me fais fondre en larme, me hante...écoutez-la...

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mercredi 28 octobre 2015

Le sel de la vie

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Ce qui change en vieillissant (ben oui, je vieillis, si si) c'est que la saveur des choses m'apparaît différemment.

Après la grosse bonne claque de début septembre donc, ont suivi quelques semaines de vapeur, de brouillard tranquille, une tristesse pure et lourde qui m'a tenu chaud, et contre laquelle surtout, je n'ai pas lutté.
Je n'ai pas fait semblant cette fois, et j'ai suivi pour moi les bons conseils que j'ai souvent envie de donner, vous savez, ceux que l'on donne aisément sans savoir se les appliquer à soi.
Je suis allée à Paris, parce que c'était prévu, et j'ai littéralement traîné ma pesanteur là-bas. Pas d'envie. Non, pas d'envie. Je me suis plongée dans mon livre et l'histoire,qui se passait au bord de l'eau, de ma découvreuse de fossile m'a tenu un moment à l'écart de mes pensées humides.
J'ai grignoté sans faim, j'ai marché sans but, je n'ai presque rien acheté (signe évident d'un léger malaise, j'avoue), je me suis terrée au fond du lit de ma chambre d'hôtel avec mon carnet et mes idées mornes et j'ai attendu de pouvoir rentrer, de retrouver ceux que j'aime, ceux qui m'aiment.

Oui, j'ai beaucoup de chance d'être entourée ainsi par un homme qui m'aime et me le dit, et mes enfants si doux et affectueux.
Je le savais déjà mais...ce début d'automne et ces trois jours seule ont mis à jour cette part du gâteau que je ne savoure pas toujours à sa juste valeur.

Bizarrement donc, l'automne s'est installé et moi qui d'habitude redoute un peu l'arrivée des jours gris , j'ai accueilli la nouvelle lumière déclinante et les cagettes de pommes avec une bienveillance inespérée.
Il y a autour de moi ces derniers jours une gratitude folle pour la douceur que m'offre la vie malgré tout. Tout n'est pas rose mais ce que j'ai..ce que j'ai....est dôré, lumineux, plein d'espoir, ce que j'ai a le goût de la cannelle, et du four chaud, la chaleur d'un soir à table, nous quatre, leurs blagues, nos rires, le quotidien, les bêtises, les bêtises de l'un, l'espièglerie de l'autre, nos noix plein les poches, les gâteaux ( l'un verse le sucre, l'autre casse les oeufs, je remue), les balades sous le bleu du ciel et dans les chemins de forêt et l'odeur des soupes maison, carotte-courgette-pomme de terre, la préférée.

Ce que j'ai c'est l'écriture chaque matin au réveil, le bip un quart d'heure plus tôt et vider mon sac de noeuds sur les trois pages quoditiennes, c'est aussi les cailloux dans les poches, la collection de feuilles, les livres fabuleux lus dernièrement - Robinson Crusoé - Prodigieuses Créatures - D'après une histoire vraie -Rebecca - La garçonnière - Les gens dans l'enveloppe - Charlotte - La vie sauve - Le liseur du 6h27 - La dame blanche - Sur les pas de Jeanne - Chez soi - et ceux à venir... ( je suis plongée dans Manderley for ever...), les chaussures rouges, les podcats pour les trajets trop longs, les playlists Spotify ( ma préf c'est Jazzy Romance..), la petite heure hebdo à écouter François Busnel, le livre écrit qu'il faut taper maintenant.

Ce que j'ai c'est la chaleur, le confort, je le redis, je le redis, comment pourrais-je ne pas le redire à l'infini, cette chance d'un toit, d'un bon repas, de la bienveillance que j'ai à profusion. Cette bienveillance...
Voilà ce que j'ai , j'en oublie,c'est certain.... mais celà à ce petit goût d'automne que je croyais ne pas aimer, avant.

Aujourd'hui, merci à mes yeux de s'ouvrir sur ce que j'ai à portée et à profusion : la nature, la lumière, les couleurs, la beauté, l'espoir, l'envie... Merci à mon coeur d'avoir plus que tout le désir d'honorer le sel de la vie. ( petit clin d'oeil à ce livre merveilleux reçu lui aussi en cadeau )

L'eau salée guérit tout, qu'elle provienne de la sueur, des larmes, ou de la mer. Isak Dinesen.

Aussi et encore, vos mots ...si vous saviez...merci.

mercredi 7 octobre 2015

De la gaieté

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Quand la vie nous assène des coups qu'on n'a pas vu venir, surtout ceux qu'on n'a pas vu venir, l'envie de se replier et de fermer les écoutilles à la violence qui nous secoue est irrésistible.

L'appel du vide, le bord du gouffre, le corps plein plein de larmes, celles qui s'en échappent et les autres, les pires, qui emplissent chaque parcelle de ce vaisseau que l'on doit continuer de transporter avec soi.

Pleurer, même devant ses enfants. En être dégouté car il ne faudrait pas... la décence.... mais que peut-on maîtriser de la douleur qui nous emplit et ne demande qu'à s'échapper, sinon en laisser partir un peu, attendre le soulagement du trop plein de larmes.
Ensuite, avancer sur le chemin devenu tendre et doux, presque insensible, croire que plus rien ne fera rien, se sentir un peu loin, un peu mort.

La vie malgré tout nous maintient debout, gris et nauséeux mais vivant.

Les jours s'écoulent et d'un coup ce qui est là, sous nos yeux compte plus que tout.
Un mari aimant, des enfants rieurs, câlins, présents, une soeur formidable, un frère plus loin mais bien là quand il faut, mes amis.
Des mots rassurants.
Une maison, un boulot, le confort, la chaleur, la chance chance chance d'avoir tout ça.
Alors merci. Merci les coups durs de me donner pleinement conscience de ce que j'ai, ce que je dois chérir, ce que je dois protéger.

La tristesse s'est engouffrée en moi, indiscible et se rappelle à mon bon souvenir à chaque petit instant de conscience.

Alors, je fuis dans l'amour que je donne à mes petits, à mon homme, dans les heures de boulot, dans les pages de mes livres, mes précieux, mes amours, je note , je gratte, je vomis presque les mots chaque matin au réveil, dégueuli dégueulasse de mots durs, de tout ce que je crie et que je n'ai pas compris. Les pourquoi se mêlant à la peine perdue et à ce trop plein de peine reçue.

Je n'en peux plus.

Ce matin, hier déjà, j'ai demandé à la vie des rires.
De la joie, de la vraie. De la gaieté. Un sourire sur mes lèvres, le bon côté des choses, je veux me marrer. Je veux rire, tenter, essayer, rigoler.
Je veux rater, recommencer, foncer, risquer. Vivre.

J'ai fini de pleurer sur cette vie trop compliquée. Je vais aller à l'essentiel. Aujourd'hui je suis bien décidée à arrêter d'en chialer.
Fini la peine infinie. Je suis allée au bout de ce que je peux supporter.

A bon entendeur.

nb: mon fils s'est réveillé ce matin en me demandant si je suis bien née aujourd'hui. Alors, oui, mon ange, aujourd'hui, est bien le jour de ma naissance. Et on va bien en profiter tu vas voir !

nb : à toutes qui m'avez répondu, je vous dit un grand, très très grand merci, je continue alors, de toute façon, vivre sans écrire, je ne sais pas faire, et je n'ai jamais su. Et puis aussi, ceux qui ne sont pas les bienvenus ici le savent...ils ont leur conscience pour eux.

mercredi 23 septembre 2015

Le doute

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Cet endroit que j'aime et dont j'ai besoin.

L'écriture comme outil de survie.
Le partage que j'aime tant.
Sentir vos allées et venues, tendres, silencieuses, rassurantes.
Les jolies photos qui prennent sens sous les mots.
L'envie de dire, de raconter, d'éparpiller des petits bouts d'une vie quotidienne si simple.

Il n'y a pas que ça.
Se cache ici aussi le doute car je sens le regard malveillant de certains qui ne sont pas invités.
Ce lieu "public" puisque disponible sur le net me plonge depuis des semaines dans une grande perplexité dont je ne vois pas l'issue.

Ecrire, oui. Pas de doute.
Ecrire ici. Honnêtement, je ne sais plus.
Cette impression d'étaler ma vie, même doucement et gentiment. Même sans tout dire.
Me protéger et protéger les miens de ces lecteurs de l'ombre, qui ne sont invisibles qu'à eux-même.

Alors, peut-être, ai-je besoin de savoir , vous, ce que vous en pensez ...

Que vous apporte cet endroit et s'il n'existait plus, cela serait-il triste pour quelqu'un, moi hormis ?
Qui me lit et pourquoi ?
Est ce qu'il existe réellement entre ces lignes du bon, de l'aide et des réponses, comme j'ai su moi les trouver quelque part ?
Dites moi, même une seule fois, si vous passez par là quelque fois ?
Dites moi si cela à du sens ?
Ca vous dit, dites, de m'en dire un peu plus sur vous, visiteurs, visiteuses ? (car sachez qu'à ma grande surprise, vous êtes très nombreux pour ce petit lieu sans prétention, près de quatre mille à passer chaque mois, oui !)

Merci de vos lumières,j'attends vos avis et vos retours précieux ou vos silences...Cela m'aidera j'en suis sûre à trouver la réponse juste.

Et j'embrasse chaque âme bienveillante qui passe par ce chemin un jour ou l'autre.

Car c'est bien de cela que nous parlons : la bienveillance !

Mille baisers !

Cenina.

mercredi 22 juillet 2015

Nos mercredis

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J'aurais passé trois années avec beaucoup de temps à profiter de mes enfants...

Mon grand garçon a savouré ce rythme tranquille, la nouvelle maison, la nouvelle école, maman qui a du temps et une petite soeur dans sa vie. Ma puce a grandi dans mes bras et sous mes baisers, tantôt bercée à la maison, tantôt entourée de ses petits copains de crèche quand il fallait quand même que j'aille travailler.

Ce fut doux ces années. Et difficile aussi. Le job de mère au foyer à mi-temps ( pour ma part) n'est pas le plus simple à mon goût et ils ont été nombreux les jours de ras-le-bol, et les cernes sous les yeux. Je ne compte plus les soirs d'épuisement quand la journée trop lourde a fini de courber mes épaules. Dois-je parler des nuits saccadées, des maladies infantiles, quand on est plongé dedans au quotidien ?
Je ne sais plus combien de fois j'ai imaginé une aide extérieure, sans oser la demander, sans qu'elle ne me soit proposée non plus.

Mais quand même , ces années là, ont été délicieuses. De tendresse, de temps, de recul sur moi-même, de sorties d'école et de matins à pieds, de midis tous les trois, tous les quatre quelquefois.
Je n'oublierais pas les soirées sans pression du lendemain, le voyage à Paris pour mon premier bootcamp et la créativité que ça a réveillé en moi.
Non plus, je n'oublierais les premiers devoirs du soir et le temps pour le bain et toutes ces choses pas si évidentes quand on travaille tous les jours.

Je n'oublierais pas non plus la sensation de détente ressentie avec quelques semaines sans travailler, et ensuite le mi-temps royal et la vie tranquille, tranquille. Le stress du travail me passait au dessus, j'en souris encore.

Bon. C'est fini. Au travail.
Et ça va bof. Faut-il le dire ? il me semble que mes derniers textes teintés de gris sont explicites.

Mais le mercredi. Ce nouveau mercredi où je retrouve mes enfants, leurs jeux, leurs disputes, le bazar, nos repas.
Ce mercredi , où entre deux jours à courir avant et deux jours à courir après, je me réapproprie ma maison, l'odeur du linge propre, où je remets en place tout ce qui traînait, où j'ai le temps de cuisiner, de lire un peu, de réfléchir; de les écouter mes deux...
Ce mercredi avec eux est la dose juste pour équilibrer la semaine, que je dois réapprendre à gérer autrement.

  • Me coucher plus tôt
  • Prioriser mes activités ( qu'est ce qui est le plus important pour moi aujourd'hui ? )
  • Créer des rituels ( un bain le mercredi soir pour redémarrer du bon pied )
  • Virer de mes placards professionnels tous mes classeurs rouges, verts, bleu pétants et remplacer tout ça par le doux, des couleurs sages et neutres , amener une jolie tasse ( j'ai commencé hier une collection de phrases rigolotes, étonnantes, percutantes et je sens que je vais me régaler...)
  • Prendre le temps d'écrire ET de petit-déjeuner avant de partir ( je fais l'un des deux systématiquement...lequel ? )
  • Démarrer chaque journée comme un jour neuf ( j'en reparlerais)
  • Etre présente à l'instant : être consciente de ma jolie vie même au bureau quand tout déraille ( ça arrive)
  • Réorganiser les courses, la lessive, et trouver ENCORE dans tout ça du temps à leur consacrer vraiment et des espaces de liberté bien à moi...
  • etc...

Si vous avez des idées mes douces, je prends, je prends... J'espère que vous ça va, ici, on a chaud les amies ! Chaud !

dimanche 19 juillet 2015

Un moment

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J'ai besoin d'un nouveau voyage
D'une étendue de fleurs sauvages
De vent tiède sur mon visage
De mes pieds nus sur le rivage
D'un renouveau de paysages
Autrement que sur des images.

Au vent

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Soudain
Ne plus savoir
Parler
Dire
Demander
Sentir au dedans
Le gel
La contraction
L'assèchement
De son corps
Et l'âme s'emporte
Le cœur se serre
L' envie se brise
Les larmes s'enferment
Tout autour la vie
Les enfants dans l'eau
Le repas qui chauffe
Le vent dans les branches
Chercher une respiration
Descendre
En soi
A la recherche
D'une reponse
Ou d'une force
D'une ressource
Faire la prière
D'un signe
Petit
Immense
Quelconque
Pour sortir
Seul
De l'impasse
Sombre
Vide
Et silencieuse
Attendre
Un message
Un passage
Un nuage qui se transforme
Une force
Inconnue
Vivante
Présente
Aimante
Caressante
Captivante
Résistante
Bienveillante
Reposante
Attendre donc
Juste un léger souffle
Sur le nuage
Qui déjà n'est plus.

samedi 18 juillet 2015

Le bon côté des choses

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Le bon côté des choses quand on est malade, c'est toute la douceur et le soin dont on est entouré.

Une fois passé le plus difficile , les divers maux que l'on ressent; une fois que le plus dur est fait, il reste l'attente tranquille de se sentir mieux et les petites attentions des aimés:

~La douche chaude sur le corps fourbu

~Le grand lit réconfortant

~La présence des enfants qui déménagent leurs jouets dans la chambre et s'installent près de moi

~Les volets de bois croisés laissant passer juste ce qu'il faut de lumière et de vent et de chants d'oiseaux (j'entends le coucou par dessus tous les autres)

~L'amoureux qui dépose verre d'eau fraîche et petit encas sur un plateau



~Les heures de lecture (j'ai entendu récemment Régine Detambel parler de Robinson Crusoé comme d'un livre solaire, lumineux, positif et j'ai commencé l'aventure hier...ravie d'être incapable de faire autre chose aujourd'hui...)

~Les heures d'Internet sans culpabiliser..

~Les heures de sommeil à rattraper

~Les podcasts à rattraper

~Les chuchotements dans la maison ,signes si doux de la tranquillité que l'on me souhaite (je fonds devant tant de bienveillance)

~Le quotidien en pause et quelque part le bien que ça me fait..

Finalement cette pause imprévue à du bon..

mercredi 15 juillet 2015

La lumière

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Et la lumière me sauve.

Hop hop , envolée la boule plombant mon ventre.

Envolés les doutes et la tristesse.

En un instant , la lumière de ce début de soir s'est infiltrée en moi, a enrobé mon coeur et lavé mes malheurs.

Je me réveille enfin de cette journée si fade. Mes yeux s'illuminent de les voir, ces deux là, amis-ennemis, se griffer et s'aimer tendrement.

Quand partons- nous
A la mer
Retrouver la lumière
Guérisseuse
Ramasser des merveilles
Pédaler
Et plonger nos corps
Fatigués
Dans le froid

J'ai hâte.

Ça va mieux. Longtemps , je n'ai pas souhaité partager mes petites détresses personnelles par ici. Loin de moi l'idée de m'afficher et de les déverser.Mais l'écriture quotidienne ne ment pas. Non. Et le dire, quand c'est dur. Juste le dire. Cela peut aider. Moi... D'autres...

Alors dans le doute...

Bel été mes belles âmes visiteuses.

Décousue

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Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti cette lassitude.

Cette lourdeur dans mes os, sur mon dos, cette boule un peu trop grosse dans mon ventre ou ma poitrine. Elle se balade la vilaine, et m'inflige aujourd'hui des up and down pas franchement agréables.



Il fait lourd, les enfants s'ennuient. Mon sourire est faussé par cette sensation incertaine de n'avoir pas envie moi non plus.

Cette journée où écrire n'est pas la solution, les mots ne s'alignent pas, ils sont trop gris, ou négatifs et laissent transparaître ma fragilité. Lire non plus. Quoi . Qui. Pourquoi. Finir mon tricot, non, trop chaud. Regarder un film, avec les enfants...hum.. Dessiner, non.

Non, non, rien que le soleil et le vent léger dans les rideaux pour me soulager un peu. Et leurs bêtises.

Chacune m'enfonce un peu plus dans la colère de ce jour sans fin.
Un pipi à côté, une glace au chocolat étalée n'importe où, les petits doigts collants,
La poubelle qui déborde, les fourmis qui s'invitent.
Le week end qui s'annonce et ne me réjouis guère.

Rien ne va.

Rien de grave.

Mon corps fatigué se fout bien aujourd'hui de la vie dont il faut profiter.
Certains jours ne se suffisent pas à eux-même.
Il faut attendre, raisonnablement, un nouveau rayon de soleil dans notre coeur éparpillé.

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